Malte

L'histoire mouvementée d'une terre d'émigration

Madiana Delaye-Lastrajoli*


 

Nombre des adhérents de Généalogie Algérie Maroc Tunisie ont une ascendance maltaise partielle ou totale mais il va de soi que l'histoire mouvementée d'une terre d'émigration doit s'étendre bien au-delà de leur cercle. Nos ancêtres migrants des années 1830 et suivantes, issus, pour une large part, des classes populaires, probablement incultes, ne pouvaient transmettre à leurs nombreux enfants que la volonté de s'élever dans cette jeune et nouvelle société en terres nouvellement françaises. Sur place, l'assimilation progressive par les mariages croisés et l'enseignement n'ont pas manqué de contrarier l'expression mémorielle d'une population maltaise à croissance très rapide. Remercions donc Généalogie Algérie Maroc Tunisie, les associations culturelles et nos proches auteurs, telle Madiana, de s'employer aujourd'hui à nous révéler toutes les riches facettes de cet archipel de rudes " cailloux ".

André Spitéri
 
 
 

Temples mégalithiques de Tarxien, classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Ci-dessus, reste d'une statue de déesse de fertilité

(Photos André Segui)


 
 

Les premiers habitants présumés de cet archipel composé de trois îles : Malte, Gozo et Comino, ont prouvé - d'après les importants vestiges mégalithiques datant de près de sept mille ans avant notre ère - que Malte était déjà occupée bien plus avant, mais l'origine de ses premiers habitants reste obscure. Il faut noter cependant que les hommes qui résidaient là à cette époque avaient déjà atteint un haut degré de civilisation. Les statuettes et grosses statues retrouvées représentent vraisemblablement des déesses de la fertilité.

Par ailleurs, la " caverne des ténèbres " à Ghar Dalam, recèlent les restes pétrifiés provenant de différentes espèces d'éléphants, d'hippopotames, de cerfs, de renards, de loups et d'oiseaux aquatiques, mais curieusement nanifiés.

Les Phéniciens déboisent...

Les îles de Malte, éparpillées comme des confettis au centre de la Méditerranée et à 75 km environ de la Sicile, ont toujours, depuis l'aube des temps, été considérées comme un point stratégique, étant donnée leur situation. Sur une superficie totale de 316 km², la plus grande, Malte, en comporte 247.

Longtemps convoitées par les peuples européens, elles ont subi beaucoup d'influences.

C'est vers l'an 1000 avant Jésus-Christ que des navigateurs phéniciens venus du Levant établirent dans l'île de Malte, la plus importante, un relais sur la route du cuivre vers l'Espagne, en passant par l'Égypte et l'Afrique du Nord. Dans ses larges baies, ils purent établir un port d'hivernage pour leurs navires et des comptoirs commerciaux.

Ils y restèrent environ deux siècles, durant lesquels ils ont déboisé l'île, encore recouverte de forêts, pour construire leurs bateaux.

Se succédèrent ensuite Grecs, Carthaginois et Romains, Si on n'a pas retrouvé la moindre trace de colonisation grecque, par contre Carthage s'empara très tôt de l'île, qui, en 218 avant J.C., passa sous la domination romaine pendant la deuxième guerre punique.
 

Saint Paul

...les Romains assurent la prospérité

Malte connaît alors une époque de grande prospérité. Dans un réquisitoire contre Verrès, le gouverneur romain de l'île, Cicéron mentionne les produits agricoles réputés de Malte : le miel, le vin, les roses et le drap fin.

Malgré la domination romaine, qui dura un millier d'années, la langue reste un dialecte phénico-punique, d'origine sémitique. Saint Paul, qui parlait grec, qualifia cette langue de " barbare ", c'est-à-dire que ce n'était ni du grec, ni du latin !

En 60 après J.C., le navire de Saint Paul (Paul de Tarse), qui se rendait à Rome, fait naufrage sur la côte nord-ouest de Malte. Les " actes des Apôtres " parlent des habitants de l'île qui recueillirent les naufragés. Saint Paul resta environ trois mois dans l'île et convertit de nombreux habitants. On dit qu'il baptisa le gouverneur romain, Publius, qui fut sans doute le premier évêque de l'île. Depuis, Saint Paul est le patron de Malte, et partout de nombreuses églises et chapelles lui sont consacrées, en particulier la cathédrale Saint-Paul, à M'Dina, ancienne capitale de l'île. Elle porte le nom de cocathédrale avec celle de Saint-Jean, à la Valette.

Et puis, viennent les Arabes...

A la division de l'empire romain, Malte revient à Byzance, qui ne s'occupe que très vaguement de sa possession, et pendant les trois siècles que dure sa domination, l'île est laissée à l'abandon jusqu'à l'arrivée des Arabes.

Après la conquête de la Sicile, les Arabes occupent en 869 les îles maltaises, auxquelles ils donnent le nom de " Maltache ", qui deviendra Malte. Ils confortent cette île dans sa vocation maritime (commerce et piraterie) du IXe au XIe siècle.

Toutes les tentatives de Byzance pour reconquérir les îles maltaises échouent. Commence alors une domination arabe de 220 ans, qui a laissé beaucoup de noms de lieux et de vocabulaire, comme nous le verrons plus loin, mais sans pouvoir, curieusement, laisser d'influence religieuse ou artistique.

...les Normands, les Angevins…

En 1090, les Normands, ayant à leur tour conquis la Sicile, s'emparent des îles maltaises pour un siècle. Ils seront expulsés par les troupes d'Aragon, liant l'île à l'Espagne.

Mais en 1122, un soulèvement de la population arabe restant à Malte est écrasé. Les Arabes doivent quitter l'île définitivement et le christianisme devient la seule religion pratiquée avec ferveur.

À la fin de l'empire normand et après l'effondrement de la domination des Hauhenstaufen, Malte passe en 1268 sous l'emprise de la maison d'Anjou.

...les Espagnols...

En 1284, après l'élimination des Angevins de la Sicile (cf. l'opéra Les Vêpres siciliennes, de Verdi) Pierre III d'Aragon est nommé roi de Sicile, mais la maison d'Anjou continue à se maintenir à Malte.

Au cours d'une bataille navale, les Aragonais anéantissent la flotte des Angevins. Malte devient alors la propriété de la maison d'Aragon et elle est réunie à la Sicile pour former un seul royaume.

Les îles maltaises passent par mariage sous la domination de la Castille, en 1420.

Mais les rois de Castille, donnent Malte en gage à des nobles espagnols qui y introduisent la tyrannie. L'île périclite et de nombreux habitants émigrent à l'étranger. Après le mariage d'Isabelle de Castille avec Ferdinand d'Aragon, les deux royaumes sont réunis et Malte devient une possession espagnole. Suite à cette période, on trouve en architecture et dans la vie sociale, de nombreuses traces de la culture hispanique. Mais les Espagnols ne s'occupent guère de ces îles, et Malte, Gozo et Comino tombent au plus bas dans le domaine culturel et économique.

Les Hospitaliers de Saint Jean...

Ils étaient, au XIe siècle, les descendants des fondateurs d'un hôpital à Jérusalem, dédié à Saint Jean-Baptiste et destiné aux pèlerins.

Ils acquirent au cours des siècles de nombreuses terres sur lesquelles ils ont bâti des hôpitaux et des auberges pour les pèlerins.

La souveraineté du grand maître de l'ordre, qui existe encore de nos jours, a rang de monarque indépendant.

Les Chevaliers jouaient un rôle important dans la défense de la chrétienté. Après la conquête de Jérusalem par les musulmans (sous le règne du sultan Saladin) ils s'installèrent, tout d'abord à Saint-Jean-d'Acre, puis à Chypre et, enfin, à Rhodes.

Après de longs combats contre les Turcs, les Hospitaliers doivent évacuer Rhodes en 1522. L'empereur Charles Quint leur octroie alors en 1530, les îles de Malte, Gozo et Comino. Il était surtout intéressé car il espérait que les Chevaliers contrecarreraient l'avance de l'islam par la mer !

Ceux-ci firent donc de Malte une forteresse imprenable. Les épaisses murailles sont encore debout de nos jours. Leur flotte de guerre ne tarda pas à compter parmi les plus puissantes du monde. Ils ont régné 268 ans sur Malte et sont entrés dans l'Histoire comme les Chevaliers de Malte.

Sous leur domination, aux XVIe et XVIIe siècles, Malte connaît un renouveau culturel. On y construit des églises, des écoles, des hôpitaux et des palais de " l'ordre ", des différents pays où sont installés les grands maîtres.

Mais les Turcs sont encore nombreux dans l'île, et y maintiennent toujours une armée !

En 1565, environ 18 000 Chevaliers et Maltais, sous le commandement du grand maître Jean Parisot de la Valette - un Français, qui a donné son nom à la capitale actuelle, La Valette - réussissent au bout de quatre mois de résistance héroïque à " bouter " hors de Malte, l'armée turque forte de 48 000 hommes.

Les Maltais ont pris l'habitude de fêter cette défaite lors de leur Karnival, au mois de mai. A cette occasion, tous les enfants des écoles, et beaucoup de leurs parents se déguisent et reconstituent cette bataille. Ils miment l'affrontement des Maltais et des Chevaliers de Malte contre les Turcs.

Les Chevaliers de Malte prennent part également, avec leurs navires, à la bataille de Lépante, toujours contre les Turcs, où ils se couvrent de gloire.

...les Français...

Deux cents ans plus tard, en 1795, le général Napoléon Bonaparte, en route vers l'Egypte avec son corps expéditionnaire de 48 000 hommes, 38 vaisseaux de guerre, 300 navires de transport, désire faire une escale dans le port de La Valette. Or le grand maître de l'époque, Fer-dinand von Hompesch, - allemand - lui refuse non seulement le mouillage, mais également de s'y ravitailler en eau douce !

Napoléon fait alors occuper Malte, et il est tout d'abord favorablement accueilli par les habitants… mais ceux-ci déchantent vite. Les grognards avaient l'habitude des guerres et du pillage ! Les Maltais racontent que, pendant une nuit ils ont peint en noir la grande grille en argent de 2 m de haut, séparant la chapelle du Saint Sacrement dans la cathédrale Saint Jean. C'est ainsi qu'ils sauvèrent sans doute cette richesse.

De plus, Bonaparte fait confisquer toutes les possessions des Chevaliers, mettant ainsi fin à la domination de l'ordre sur l'île. Celui-ci se réfugie tout d'abord en Sicile, puis à Rome.

La flotte de guerre française est vaincue dans la baie d'Aboukir, près d'Alexandrie, par l'amiral Nelson, et les Anglais assiègent Malte pendant six mois.

Les Français doivent se rendre aux Anglais. La paix d'Amiens, en 1800, restitue Malte aux Chevaliers, mais les Anglais refusent de se retirer et de leur rendre l'île.

...et les Anglais !

Les Anglais durent attendre jusqu'en 1814 pour que la paix de Paris leur accorde " définitive-ment " ( ? ) la possession de Malte. Ceux-ci font de l'île une énorme base navale et, en tant que colonie de la couronne, Malte devient un des centres stratégiques les plus importants de la Méditerranée. Elle connaît de ce fait un grand essor économique.

La dignité de " Grand Maître de l'ordre des Chevaliers de Malte " est renouvelée, durant l'année 1879, mais ceux-ci sont maintenant des " souverains sans terres ". Ils entretiennent des relations diplomatiques avec tous les pays de l'Europe de l'ouest et quelques pays d'outre-mer. Leur action s'exerce depuis dans le domaine des soins médicaux et de la charité.

Les guerres de 1914-1918...

Pendant la Première Guerre mondiale, Malte constitue non seulement une base navale britannique importante, mais aussi " un hôpital flottant " où sont soignés des milliers de blessés anglais.

...et de 1939-1945

Les îles sont bombardées sans interruption par l'aviation allemande et italienne qui causent des dégâts considérables. Les puissances de l'Axe leur font un blocus de deux ans, mais ne réussissent pas à " affamer " les Maltais !

En 1942, le roi George V d'Angleterre décore l'île de la " George Cross " pour sa défense héroïque. Cette croix figure désormais sur le drapeau national.

Au cours d'un référendum, en 1955, la majorité des Maltais se prononce pour un rattachement com-plet de leur île à la Grande-Bretagne, qui refuse ! Le premier ministre, Dom Mintoff demande alors la souveraineté totale, mais la Grande-Bretagne refuse également…

Tous les pourparlers entre la Grande-Bretagne et Malte ayant échoué, une constitution intérimaire entre en vigueur, et Malte se voit accorder un certain degré d'indépendance. Le 21 septembre 1964, elle y accède enfin, mais reste dans le " Commonwealth " britannique ".

Malte, indépendante

Or, la Grande Bretagne, désireuse de garder sa base navale en Méditerranée, s'incruste. Les Maltais font alors un référendum (pour : 65 700 et contre : 54 900) et les pourparlers reprennent entre ces deux pays.

En 1967, la reine Élisabeth II se rend pour la première fois en visite officielle à Malte depuis son indépendance.

Le premier ministre Don Mintoff, du parti travailliste maltais, est réélu dans sa charge pour la seconde fois. Malte devient membre des Nations Unies, du Conseil de l'Europe et de la Banque mondiale, elle est indépendante mais reste dans le " Commonwealth britannique ".

En 1974, Malte obtient enfin son indépendance totale ! et devient alors une île touristique, très appréciée, non seulement des Anglais, mais aussi des Français dont les descendants avaient surtout émigré en Tunisie et Algérie.

La cuisine

Elle est encore fortement influencée par la cuisine italienne, grecque et espagnole mais, avec ses nombreuses épices particulières, elle rappelle aussi la cuisine arabe.

Elle a conservé également les habitudes anglaises. Le " breakfast ", pas de vin aux repas, mais une tasse de thé pour finir. Quant à la leur propre, nous l'avions pas mal adoptée en Afrique Nord (surtout dans le Constantinois, où l'émigration a été la plus forte) et dégustions avec plaisir tourte aux petits pois, plats de poissons et gâteaux au fromage, les caldi (de l'italien : chauds).

La langue

Réputée comme barbare, ce sont les Phéniciens et les Romains qui, il y a 4 000 ans, lui ont donné ses premières racines.

Au premier abord, elle semble gutturale et incompréhensible, surtout écrite, mais, suite à toutes ces occupations étrangères, on comprend qu'elle ait hérité de noms et de mots laissés par les occupants successifs ! En prêtant bien l'oreille, on est surpris de reconnaître beaucoup de mots arabes.

Après la conquête par les Normands, en 1090, la langue maltaise s'est enrichie de nombreuses expressions romanes et siciliennes…

Durant la domination arabe, le maltais a été fortement influencé par leur langue, et c'est pourquoi nous sommes surpris - nous les anciens d'Afrique du Nord - par le nombre de mots arabes qui perdurent. Ainsi, tout d'abord, des noms de ville sont familiers à nos oreilles (nb. : l'X se prononce Ch, le J se prononce I, et le G ne se prononce pas). D'où : Birkirkara, Gharb, Ghar Dalam, Ghar Hasan, Ghar Lapsi, Marsa (qui est un port en arabe), d'où, Mdina (qui rappelle la Médina), Mosta, Msida, Rabat, Safi, Zejtun, etc. - et les mots courants (à tout seigneur tout honneur !) : Alla, sans h (Dieu), baqra (begra : vache), bin ou ben (fille), bir (puits), dahar (dos), dar (maison), dezert (désert), fenech (lapin), fih (dans), flus (argent), fula (fève), ghajn, prononcé aïn (œil, source), ghaliex, prononcé hallech (pourquoi), habib (ami), hadd (personne), hasra (dégât), hdura (verdure), hobsa (pain), ilma (eau), isfar (jaune), iz-zejt (huile d'olive), kbir (grand), kif (comme), ksina (cuisine), kmand (commande, ordre, ) marsa (de mers : rade, port), mellieha (miel),numru (numéro), ras (tête), rqiq (maigre d'où riquiqui ?), sahha (merci et santé) salib (croix), sapuna (savon), smin (gras), stenna (attendre), suk (marché), tabib (médecin), tagha, prononcé taha, rappelle le te, toi), warda (rose), xorob (boire), zaghzough (prononcé zazou ?) zghir (petit), zokkor (sucre), et bien d'autres (en arabe, orthographe non garantie) …

Les chiffres, sont pratiquement tous arabes : wiehd, tnejn, tlieta, arbgha, hamsa, sitta, sebgha, tmienja, disgha, ghaxra, etc. (un, deux, trois...)

Les Italiens en ont également laissé beaucoup : accetta (accepter), arja (aria, ) arti (art), banju (bain), cimiterju (cimetière), doppju (double), ezempju (exemple), familja (famille), farfett (papillon), fazola (haricot), firma (signature), fjura (fleur), forn (four), forse (peut-être), grazzi (merci), indipendenza (indépendance), indirizz (adresse postale), indivja (endive), insalata (salade), kugin (cousin), minestra (potage), neputi (neveu), obeda (obéir), passiggata (promenade), pezza (coupon de tissu), pittura peinture), qanpiena (cloche), re (roi), regina (reine), ricetta (recette), Sinjur (monsieur), sinjura (madame), sinjorina (mademoiselle), skarpan (cordonnier), spalla (épaule), spinaci (épinards),vista (vue), zalza (sauce), zija (tante), ziu (oncle), etc.

Les Espagnols : Casa Inguanez, Ggandia (rappelle la ville de Gandia ?), mara (femme), et marsa (port) comme dans Marsaxlokk, Marsaskla, Marsalforn, ross (arroz) etc.

Enfin les Anglais ont laissé, entre autres, les noms de lieux comportant Bay : St Julian's, Anchor Bay, Golden Bay, St George's, St Julian's, St Paul's Bay, City Gate, City Bus, Inland Sea, Mellieha Bay, skiet (silence), tapp (bouchon), etc., et certaines coutumes, telles l'uniforme des écoliers !

Un règne de près de trois siècles : les grands maîtres

Enfin, cette rapide étude historique ne pourrait être complète sans la liste chronologique des Chevaliers de Malte qui se sont succédé durant 268 ans :

Philippe Villiers de l'Isle Adam (français) 1530-1534
Pietro del Ponte (italien) 1534-1535
Didier de Saint Jaille (français) 1535-1536
Juan de Homedes (espagnol) 1536-1553
Claude de la Sengle (français) 1553-1557
Jean Parisot de la Valette français) 1557-1568
Pietro del Monte (italien) 1568-1572
Jean l'Evêque de la Cassière (français) 1572-1581
Hugues Loubenx de Verdalle (français) 1581-1595
Martin Garzes (espagnol) 1595-1601
Alof de Vignacourt (français) 1601-1622
Luiz Mendes de Vasconcellos (portugais) 1622-1623
Antoine de Paule (français) 1623-1636
Jean Paul de Lascaris Castellar (français) 1636-1657
Martin de Redin (espagnol) 1657-1660
Annet de Clermont de Chattes Gessan (français) 1660
Rafael Cotoner (espagnol) 1660-1663
Nicolas Cotoner (espagnol) 1663-1680
Gregorio Carafa (italien) 1680-1690
Adrien de Wignacourt (français) 1690-1697
Ramon Perellos y Roccaful (espagnol) 1696-1720
Marc'Antonio Zondadari (italien) 1720-1722
Antonio Manoel de Vilhena (portugais)1722-1736
Ramon Despuig (espagnol) 1736-1741
Manoel Pinto de Fonseca (portugais) 1741-1773
Francisco Ximenes de Texada (espagnol) 1773-1775
Emmanuel de Rohan Polduc (français) 1775-1797
Ferdinand de Hompesch (allemand) 1797-1798.

 

Sources

Guide Poche-voyage. Ed. Marcus (1981)

Dauga-Galéa Carmen, Apprenez le maltais

2016

* Adh. n° 184 de Généalogie Algérie Maroc Tunisie