Marcel Causse

Madiana Delaye-Lastrajoli*
Claude R. Guiraud**


 

C'est un grand ami qui nous a quittés le 27 janvier 2006. Fidèle adhérent depuis 1987, il avait le numéro 132.

Quand il est arrivé parmi nous, il était ambassadeur de France à Malabo (Guinée Equatoriale) puis en poste au Burundi (Afrique centrale), et nos revues lui parvenaient, via le Quai d'Orsay, par la valise diplomatique.

Nous lui écrivions alors avec la plus grande déférence, eu égard à son rang... jusqu'à ce que nous fassions sa connaissance à son retour en France où il a été ministre plénipotentiaire.

Là, étant en retraite, il est venu spontanément assister le plus simplement du monde à nos as-semblées générales et nous avons alors découvert un homme enjoué, d'une extrême amabilité et d'un énorme charisme.

Tout prêt à nous aider, il a accepté de prendre la coresponsabilité de notre antenne d'île-de-France avec Christian Truchi et restait à notre entière disposition pour concrétiser les contacts avec les autorités supérieures lors de nos interventions en haut-lieu.

Nous le savions malade depuis quelques années mais nous espérions que sa robuste constitution lui permettrait de rester longtemps encore parmi nous et au sein de sa famille. Trois enfants et huit petits-enfants le pleurent désormais avec son épouse Monique dont nous avons également apprécié la gentillesse.

Marcel Causse était chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, commandeur du Grand Duché de Luxembourg, grand-croix de l'Indépendance de Guinée équatoriale et de l'ordre du Burundi.

Il laissera un grand vide auprès de ses amis de l'Ile-de-France qui ont assisté très nombreux à ses funérailles en la chapelle Saint-Louis de l'Ecole militaire, le 2 février.

Marcel Causse était un grand monsieur et un ami fidèle. Il avait 77 ans. Nous le regretterons beaucoup et assurons son épouse et sa famille de notre compassion très émue.

M. D.-L.

Adieu Marcel !

C'est un grand ami que nous venons de perdre, un grand Français, un vrai Français !

Conformément à l'idéal du XVIIe siècle, on l'eût désigné comme un honnête homme. C'est ainsi que l'on considérait un homme de culture générale étendue, avec des qualités sociales propres à le rendre agréable !

Marcel, vous étiez tout cela !

Derrière une apparence simple et conviviale, vous masquiez un grand commis de l'Etat ! Eh oui ! un ancien ambassadeur de France, ministre plénipotentiaire et consul général ! Vous étiez tout cela, mais vous étiez resté chaleureux, urbain, avec un esprit critique si éveillé et cet humour ravageur !

Tout chez vous, Marcel, inspirait l'attirance et l'amabilité. Quel plaisir de vous retrouver au gré des rendez-vous de GAMT, ou encore lors de nos voyages de prospection généalogique à Salt Lake City.

Nous compatissons à la douleur de votre aimable épouse, de vos enfants et petits-enfants, tous se sont montrés dignes dans la peine.

Que de souvenirs en votre compagnie !

Marcel Causse, vous venez de nous quitter, mais vous resterez toujours présent à notre mémoire, vous comptez bien des amis et nous aurons pu le constater lors de vos obsèques à Paris, puis à Cannes.

C. R. G.

2006

 

Complément d'information

Complétons ces deux hommages en précisant que Marcel (Paul Alfred) est né le 1er juin 1928 à Bougainville, à environ 18 km au sud-est d'Orléansville. Il était le fils d'Albert, officier du génie, et de Constance Vire.

Études primaires à Oujda (Maroc) puis secondaires au lycée de cette ville et au collège Lapérrine de Sidi-Bel-Abbès, enfin supérieures à la faculté de Droit d'Alger.

Il a eu une belle carrière diplomatique puisque, après avoir été mis à la disposition de la résidence générale au Maroc (1952-1956), de l'ambassade de France au Maroc (1956-1960), de la délégation générale du gouvernement en Algérie (1960-1962), il fut détaché au secrétariat d'Etat chargé des Affaires algériennes puis au ministère des Affaires étrangères (1963), à Oran et Mostaganem (1963), consul à Souk-Ahras (1964-66), vice-consul à Bône (1966) et à Yaoundé (Cameroun) (1966-1968). Il fut ensuite nommé deuxième secrétaire d'ambassade au Cameroun (1968-1970), premier secrétaire au Niger (1970-1974), deuxième conseiller à Madagascar (1974-1976), à l'administration centrale (affaires économiques et financières) (1976-78), deuxième (1978-1980) puis premier (1980-1982) conseiller d'ambassade à Djibouti, deuxième conseiller au Luxembourg (1982-85) ; nommé le 8 novembre 1985 ambassadeur en Guinée-Equatoriale où il restera en poste jusqu'en 1989), puis au Burundi, de 1990 à 1993, ministre plénipotentiaire, en 1993, avant de prendre sa retraite cette même année.

André Segui

2006

* Adh. n° 184 et ** 680 de Généalogie Algérie Maroc Tunisie